Les fées

Les fées
D'une manière plus générale, on peut appliquer le terme fée à un grand nombre de créatures surnaturelles comme les farfadets, les gnomes, les elfes, les gobelins, les trolls, les nains, les lutins, etc.

Selon l'imaginaire populaire, les fées vivraient dans dans une dimension cachée du monde des humains, et apprécieraient plus particulièrement les lieux naturels tels que les collines, les arbres, les cours d'eau.

La croyance en des êtres surnaturels dotés de pouvoirs magiques est un trait commun de la quasi-totalité des cultures populaires anciennes.

Les fées inspirèrent beaucoup les écrivains.
Leur univers imaginaire, leurs pouvoirs magiques furent prétexte à des ouvres fameuses de la littérature populaire, notamment certains des Contes des frères Grimm, des Contes et des Contes de ma mère l'Oye de Perrault, des Contes d'Andersen.

La fée y est un personnage ambigu. Sensible, capricieuse, susceptible, elle aime à être traitée avec déférence.
Bonne le plus souvent (c'est la bonne fée qui se penche sur le berceau des nouveaux-nés, apparaît aux orphelins et aux courageux malmenés par la vie), la fée peut également devenir une créature maléfique (on pense par exemple à la fée Carabosse).
D'autres ouvres de la littérature générale firent place à l'univers des fées : le Songe d'une nuit d'été et Roméo et Juliette (notamment le monologue de Mercutio) de Shakespeare; La Reine des fées d'Edmund Spenser.


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# Posté le dimanche 19 décembre 2004 03:51

Modifié le mercredi 15 février 2006 06:17

Le griffon

Le griffon
Le griffon, animal légendaire à tête d'aigle et a corps de lion, était consacré a Apollon, dont il était la monture.

Le Griffon , créature légendaire, représentée dans l'art et la littérature avec la tête, le bec et les ailes d'un aigle, le corps et les jambes d'un lion, parfois une queue de serpent.
Le griffon semble être originaire du Proche-Orient!; en effet, on le retrouve dans la peinture et la sculpture des anciens Babyloniens, Assyriens et Perses.
Les Romains utilisaient le griffon uniquement de façon décorative dans les frises et les pieds de table, les autels et candélabres.
Le motif du griffon apparut au début du christianisme dans les bestiaires, ou allégories sur les bêtes, de Saint-Basile et de Saint-Ambroise.
Ils apparaissent sous la forme de gargouilles dans l'architecture gothique de la fin du Moyen Âge.
Le griffon est également un motif familier en héraldique et est censé représenter la force et la vigilance.


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# Posté le dimanche 19 décembre 2004 04:08

Modifié le mercredi 15 février 2006 06:18

la licorne

la licorne
Citée par Pline, elle ressemblait au cheval, mais avait une tête de cerf, des pattes d'éléphant, une queue de sanglier et une longue corne noire sur le front.
Les bestiaires médiévaux (recueils de fables) décrivent la licorne comme un animal d'un blanc neigeux, symbole de luxe et de pureté. Seule une jeune fille pouvait l'approcher et la rendre docile.

Pour les Chinois, la licorne, emblème royal, est un animal bénéfique. La blesser ou la tuer entraînerait les pires malheurs.

La licorne est un animal légendaire - une sorte de gazelle à corne frontale unique -, porteur de symbolismes et de fantasmes divers, qui a hanté l'imagination d'écrivains et de peintres depuis l'Antiquité tardive jusqu'à la Renaissance et même au-delà.
En fait, ce sont les artistes qui ont assuré son succès. Il existe des unicornes réels ou imaginaires dans d'autres cultures - indienne, chinoise, arabe, africaine -, mais la licorne occidentale donne lieu à un corpus iconographique et littéraire cohérent qui doit peu à peu à des emprunts extérieurs.

La forme la plus classique de la légende la montre inséparable d'une jeune fille; son histoire est donc celle d'un couple, et l'aspect érotique peut être tenu pour central même là où le symbolisme religieux prédomine en apparence.
Aussi est-il absurde de voir dans la licorne un symbole de pureté: elle en est l'emblème, en raison de son lien ambigu avec une jeune vierge.
Mis à part quelques antécédents chez des géographes naturalistes grecs et la traduction approximative d'un mot de la Bible hébraïque, notre licorne apparaît avec son histoire définitive et son application christologique dans un bestiaire alexandrin du IVe siècle; un texte hermétique antérieur permet de penser que la légende préexistait au symbolisme.

La licorne est décrite comme un animal sauvage et très robuste, ressemblant à une chèvre, que seule peut capturer une vierge pure: il saute dans son sein, elle lui donne à téter et l'on s'en empare.
C'est une figure du Sauveur, est-il ajouté, qui a établi sa demeure dans le sein de la Vierge.

Un second passage établit la vertu protectrice de la corne à l'égard des poisons, thème qui cheminera parallèlement au premier et donnera lieu à un commerce lorsqu'on connaîtra l'incisive du narval.
En général, les Pères de l'Église évoquent volontiers la licorne mais non le couple, et l'animal est représenté seul dans l'art chrétien ancien.
Mais le Physiologus et un texte d'Isidore de Séville qui le cite seront diffusés partout au Moyen Âge.
À partir du IXe siècle, des ½uvres plastiques admirables reproduisent la scène de la capture: manuscrits d'abord (psautiers, bestiaires), ensuite sculptures, vitraux, tapisseries, émaux, ivoires, etc.
Tantôt le sens en est profane - ruse de femme, image de l'amour -, tantôt le symbolisme religieux s'impose.
Deux déplacements très sensibles se produiront au XIIIe siècle.
D'une part, d'un symbole global de l'incarnation on passe à une allégorie plus laborieuse et plus incongrue: la licorne féroce et sensuelle est le Verbe, la jeune séductrice perverse est Marie; tous les détails deviennent signifiants.
D'autre part, un thème devient peu à peu prépondérant: celui de la chasse, qu'il apparaisse dans les versions profanes ou qu'il introduise dans les autres une représentation de la Passion.

L'animal lui-même tend à grandir, à s'adoucir, à devenir régulièrement blanc, à ressembler à un cheval. L'½uvre d'art la plus célèbre, à juste titre, la tapisserie du musée de Cluny intitulée La Vue , est un admirable poème d'amour: d'adoration, de soumission, de solitude du couple, de tendresse réciproque; et pourtant les regards ne se croisent pas, la licorne regarde sa propre image dans le miroir.
À partir de la Réforme et de la réaction catholique, la licorne disparaît de l'art religieux, se fait rare chez les peintres et les écrivains.
D'un côté, quelques exceptions: Léonard de Vinci, Raphaël, le Dominiquin, Gustave Moreau; et, de l'autre côté, les frères Grimm, George Sand, Dickens, Lewis Carroll et surtout Rainer Maria Rilke, qui lui a consacré deux poèmes et un long passage des Cahiers de Malte Laurids Brigge.
Symbole de la sainteté et de la chasteté, la licorne est présente dans un grand nombre de tapisseries du Moyen Âge (la Dame à la Licorne, fin du XVe siècle, musée de Cluny).
Elle est très fréquente dans les armoiries héraldiques.


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# Posté le dimanche 19 décembre 2004 04:23

Modifié le mercredi 15 février 2006 06:18

les lutins

les lutins
Lutin, esprit familier et joyeux qui se manifeste essentiellement durant le sommeil des hommes.

Présent dans la mythologie scandinave en tant que messager de la destinée des hommes, le lutin appartient au folklore des pays nordiques au même titre que les elfes et les fées.

Ses diverses représentations ont comme vecteur commun l'aspect magique de la nuit.

Dans le folklore écossais, le lutin est un esprit à la personnalité accommodante. Attaché à une maison de campagne, il exécute les travaux des propriétaires endormis, mais disparaît si l'on cherche à rémunérer ses services.

# Posté le dimanche 19 décembre 2004 04:39

Méduse

Méduse
Parmi les monstres les plus anciens nés de la mer, il faut citer Méduse, une des trois Gorgones, ces divinités marines demeurant dans les profondeurs des océans.
La tête de Méduse était horrible à voir : une couronne de serpents furieux ceignait son front tandis que ses yeux, terrifiants, cherchaient à pétrifier quiconque en croisait le regard.

Selon le mythe, la tête de la Méduse conservait son pouvoir mortel même après la mort.
Persée, roi de Mycènes, la décapita, et Athéna, connaissant ce pouvoir, la fixa sur sa cuirasse.
Cette horrible tête fut souvent représentée dans l'art (sculpture, mosaïque et numismatique).

# Posté le dimanche 19 décembre 2004 04:44